31.01.2012

Devinette

Guère en état d'écrire

Ratatinée au fond de son lit

Impotente et désespérée

Pauvre petite chose

Pas aussi vaillante qu'elle le voudrait

Et voilà l'état de la chenille !

28.01.2012

là, oui, mais pas trop...

Pas de panique, les filles ! (merci de vous inquiéter !) Je suis toujours là, mais j'ai un peu la flemme d'écrire ces jours-ci. En plus, comme hélène, une sorte de gastro-toux (virus bizarre..) me rend un peu patraque. Je reviendrai un peu plus tard. Passez un bon week-end.

25.01.2012

Dominante marron

Après avoir vu Bambi, Pan Pan, le Petit Poney et sa maman sur mon écran (non, je ne me suis pas fait une overdose de dessins animés jeunesse, j'ai juste regardé L'amour est dans le pré en replay - comme je me dépense physiquement au boulot le mardi jusqu'à 12h30, je m'accorde après le repas un délicieux bain relaxant, ordi posé sur un tabouret à côté de la baignoire, en n'oubliant pas de penser toujours que c'est un énorme privilège auquel je n'avais pas accès dans ma vie d'avant, ça me fait toujours autant plaisir) waou, quelle digression, je ne sais plus où j'en suis ? Ah oui, Bambi et compagnie... Bien, après la p...a...u...s...e (c'est pour vous montrer que c'était une maxi-pause), le besoin d'un peu d'action s'est fait sentir, et je me suis dit que cette campagne magnifique qu'on voit en images (bravo le chef photographe (?)de l'émission), ben, j'étais cloche, je pouvais l'avoir en direct et en live, il me suffisait de sortir. Bonne idée, m'a dit mon chien.

Alors, je n'ai pas vu de jolies petites fleurs des champs, ni même de verdure, pas de biche dans les parages, ni de lapins... Bon, avant que je me dise qu'il fallait que je change de campagne, que j'en trouve une où c'est toujours l'été, où la paille est bien jaune, l'herbe bien verte, le ciel bien bleu, les vaches pas vaches du tout, et où les animaux n'ont pas tendance à se cacher à cause du froid mais surtout de la présence pétaradante de l'homme, j'ai quand même pris le temps de regarder celle qui est la mienne.

Et comme l'indique le titre : dominante marron, grise et noire. Un tracteur, tiens peut-être la seule tache colorée du paysage, faisant des allers-retours avec sa herse pour retourner une terre bien brune, suivi par une troupe de corneilles. Exactement la même image que le chalutier suivi par les mouettes. Mais en terrestre. A l'horizon, des bois gris et dénudés. Des nuages imposant leur grisaille. Au loin, un ruban d'asphalte. Non, ça ne ressemble pas trop au paradis terrestre de la 6, mais c'est ma vraie campagne et je l'aime.

24.01.2012

Ne pas se laisser envahir

Redonner aux choses et aux événements leur juste valeur tout le temps.

Dès que l'on s'engage dans un travail, on s'expose. On prend le risque de se tromper, de mal faire. Comme pour l'histoire de mes 10 euros manquants, à laquelle s'ajoute aujourd'hui mon étourderie d'hier (j'étais censée sortir les poubelles du magasin et j'ai oublié, ce qui m'a réveillée brusquement ce matin vers 5h30, du coup je suis sortie dans la rue voir ce qu'il en était, les poubelles étant sorties, j'en ai conclu que le patron avait dû faire le boulot à ma place...). Quand on travaille, on a des comptes à rendre. J'ai expérimenté quelques temps la vraie belle vie de retraitée, sans comptes à rendre à personne, mais depuis que j'ai repris le boulot, c'est fini. Et c'est en plus un travail où je suis subalterne, donc soumise aux critiques de mes employeurs. Pas si facile que ça à vivre.

Maintenant, je me dis que ma "bêtise" ne met personne en danger, qu'elle est facilement remédiable (je vais m'en excuser quand même, mais je crains d'en "trouver"une autre à faire d'ici quelque temps, pfff...), et que mon estime de moi ne dépend pas de ça. Et surtout que cela ne m'empêche pas d'être heureuse et détendue !


edit de 13h, retour de boulot : j'ai bien eu raison de me "détracasser" (néologisme qui signifie qu'une fois qu'on a repéré un tracas et qu'on a constaté qu'il était minime, on le vire). Je suis arrivée détendue au boulot, tout s'est bien passé (bien sûr, je me suis excusée pour mon oubli, et au moment de rentrer les poubelles du magasin, je me suis aussi occupée des leurs, je leur devais bien ça). Détracasser, ça ressemble à "décrasser", et ça tombe bien, parce que c'est aussi une mesure d'hygiène, d'hygiène mentale, là.

Mon nouveau slogan : un petit tracas ? Détracassez ! 

22.01.2012

Mauvaise nuit

Beaucoup de mal à m'endormir hier soir. Tout ça parce que j'ai eu un écart de 10 euros dans la caisse. Il me manquait 10 euros par rapport à ce que m'indiquait la caisse. D'abord, ça m'énerve de ne pas être infaillible, surtout que c'est la deuxième fois que ça m'arrive de ne pas tomber sur un compte juste. Mais ce qui m'énerve le plus c'est de ne pas pouvoir reconstituer ce qui a provoqué cet écart. Je ne peux évidemment pas me souvenir de mon erreur, parce que pour la mémoriser, il eût fallu que je la vois... Je vais quand même vérifier ce matin que j'ai bien compté les billets de 10, et que je n'en ai pas oublié un dans un coin... Finalement, ce n'est pas si cool, la caisse... Cependant, je pense que je me suis tracassée au-delà du raisonnable, au point presque de m'empêcher de dormir. Il faudrait que j'en analyse les raisons. Je crois surtout que c'est parce que mon ego en prend un sacré coup à chaque fois. Et parce que je ne me sens pas digne de confiance, si je ne suis pas foutue de rendre correctement la monnaie... Et aussi, parce que je me sens comme un voleuse, et je crois qu'on a un rapport maladif à l'honnêteté dans la famille, merci papa (au point que je vais mettre un billet à moi si je ne trouve pas la cause de l'erreur)!

Bref, moi qui ai la réputation d'être plutôt zen et de savoir prendre de la distance avec les événements, là, j'en suis loin.

Je vais donc m'exercer aujourd'hui à quelques pratiques zen pour reprendre du poil de la bête ! Commençons par la promenade matinale.

Bon dimanche à tous !

21.01.2012

Vengés !

Ceux qui ont pu se dire que j'avais du culot de me plaindre de trop me reposer seront vengés : je travaille ce matin, cet après-midi et demain matin. Tout ça me fera bien mériter mon repos de dimanche après-midi, n'est-ce pas ?

Hier, au moment où je cassais et aplatissais les cartons destinés au recyclage (une de mes joyeuses nouvelles activités d'épicière...), j'entendais les cris de la cour de récréation de l'école. Elle est pourtant à l'autre bout du village, à au moins un kilomètre de l'endroit où je me tenais. C'est dingue, je ne m'étais jamais rendu compte que tout le village savait quand on sortait dans la cour (et combien de temps on y restait, par la même occasion) ! Je me suis alors surprise à penser que ma place était là-bas, et j'ai eu un sentiment d'imposture dans mon nouveau boulot. Enfin, pas vraiment d'imposture, disons plutôt de provisoire. Comme si je me destinais à retourner bientôt à l'école. Car c'est ce qui m'a été familier : quelques mois d'arrêt (pour les trois congés maternité, pour le congé de formation) aboutissant au retour, plutôt enthousiaste d'ailleurs, à la vie active de l'école. Aujourd'hui, il faut encore que je m'accoutume à cette idée : cette fois, je suis partie pour de bon. Une petite mort, en quelque sorte (edit quelques heures plus tard : en me relisant j'ai trouvé marrante, mais aussi incongrue, cette expression que j'ai employée sans même penser à son sens habituel. Mais en y réfléchissant bien je la laisse, disons que c'est un lapsus qui dit bien ce qu'il doit dire...) Bon, j'ai vite remédié à ce vague à l'âme en repensant à toutes les contraintes du métier d'enseignant du primaire, et surtout en rentrant chez moi après le boulot à une heure où l'ancienne moi voyait encore  devant elle la perspective de longues heures à dispenser plein d'énergie pour des élèves pas modèles du tout. Les cartons, en comparaison, même les récalcitrants, c'est reposant.

Zut, il est l'heure ! Bon week-end et reposez-vous TROP !

20.01.2012

Crise existentielle

Existentielle ...euh, non, pas vraiment... Je vais peut-être même en faire bondir quelques-uns quand ils vont comprendre le sujet de ma crise. Voilà, je ne suis pas très satisfaite de ma journée d'hier. Bon, le boulot le matin, j'ai assuré. Après, vers 10h30-10h45, promenade avec le chien, pas de problème. Ensuite, parce qu'il y avait des truites toute fraîches au magasin et que j'en avais achetées deux, grosse envie de cuisiner. Du coup, j'ai eu rien que pour moi un repas digne d'un restau. J'ai même fait un gâteau ! Où est le problème, me direz-vous... Attendez, j'y viens. J'avais programmé pour mon après-midi de regarder à la télé un film, Another Year de Mike Leigh. En gros, de 14h à 16h. Rien que d'énoncer un tel programme, si incompatible avec ma vie d'avant, ça me fait encore "triper". Alors, je ne vous dis pas mon bonheur d'hier. Imaginez, les filles (là, je m'adresse à mes copines instits, au risque qu'elles me trouvent carrément lourdingue) : vous êtes allée au cinéma la veille, vous vous êtes couchée tard, vous allez au boulot le matin tôt pas forcément très enthousiaste...mais...mais... vous savez qu'en terminant à 10h30, vous aurez toute l'après-midi pour faire autre chose, et surtout vous reposer !!!!! Je n'arrête pas de savourer cet état de fait (cf le plaisir du pipi chez Ikea un lundi après-midi, ça, c'est pour ceux qui suivent), je pense que je vais quand même finir par m'en remettre un jour ? Mais voilà, hier, je n'ai pas su décoller de mon douillet nid sous la couette et sur le canapé, à regarder la télé. Si bien que, sans même savoir ce que je regardais (j'ai un bon souvenir du film, vraiment un film qu'il faut voir quand on a le temps, car il s'écoule tout doucement, mais pour le reste, le zapping abêtissant n'a pas été propice au cerveau, apparemment), je suis restée coincée jusqu'à plus de 18h devant cette foutue télé hypnotique ! Je l'ai déjà dit : trop de temps libre tue le temps libre ! Je me suis TROP reposée hier ! La voilà, ma crise existentielle. (bon je m'éclipse tout doucement...)

19.01.2012

Merdia ! J'ai loupé Louise-Michel !

Pas de don d'ubiquité, malheureusement... Et comme j'avais prévu d'assister à la séance ciné au village, je n'ai pas pu regarder ce film qui m'avait été vivement conseillé, n'est-ce pas, jean-luc... Il y a une rediffusion samedi à 2h35, mais contrairement à danseuse, une autre blogueuse de ma connaissance, je ne fais pas d'insomnie et ça serait dur pour moi de me réveiller pour un film. D'autant plus que c'est un week-end de travail, puisque je tiens le magasin. Mais on verra.

En attendant, j'ai vu Les Neiges du Kilimandjaro, et je n'ai pas été surprise. C'est bien ce que je pensais : Guédiguian, je trouve que c'est bien, mais ça ne touche pas ma sensibilité, mon coeur, ça se passe plus du côté de la raison. Ce n'est pas mon univers imaginaire, je le pressentais. Emotionnellement parlant, ça me laisse un peu froide. D'abord, Marseille, c'est moche : c'est plein de grues, de gros bâteaux, d'HLM, de sable chauve, et il y a un vent, rien que de le voir, ça fatigue. Je me suis un petit peu ennuyée au début, puis j'ai fini par adhérer à l'histoire. C'est simple et fin en même temps. C'est riche d'idées à méditer. Toutes les scènes sont justes, et soulèvent sans tambours ni trompettes de vraies questions de société.

Mais on n'aborde pas des oeuvres, qu'elles soient littéraires, cinématographiques, picturales, avec comme seul objectif d'être touché au coeur. Surtout que l'émotion n'est pas un critère de qualité. C'est parfois facile de la susciter. Non, moi je sais que ce qui fait qu'une oeuvre est grande, c'est quand elle s'imprime un peu en soi, et qu'on ne peut s'empêcher d'y revenir par-ci par-là. Elle s'impose à soi, par une image, par un questionnement qui revient. Bref, elles laissent une trace. Je pense que ce sera le cas pour Les Neiges  du Kilimandjaro.

16.01.2012

C'est cloche !

Ben oui, c'est cloche, ça fait au moins trois fois que je pense le soir à un sujet d'article intéressant possible et que je n'en ai aucun souvenir le matin...

Réfléchissons... L'idée m'est-elle venue pendant la balade nocturne ? Vous raconter que j'adore me promener dans le noir complet la tête levée vers le ciel étoilé, je crois que je l'ai déjà fait. (et non, je n'ai pas peur des psychopates, je ne crois guère qu'ils se mettent à chasser en pleine campagne paumée par moins cinq...) Ou bien, est-ce une idée en rapport avec mes déplacements aquatiques accomplis ce dimanche ? Non non plus, ça, je vous déjà parlé maintes fois de mes tentatives d'amélioration corporelle... Ou vous dire que j'ai reçu un courrier qui me propose une nouvelle expérience (qui m'impose, plutôt), celle d'être juré d'assises à la prochaine session. Mais bon je crois qu'il ne faut pas trop en parler, de ça. Non, bon, ça  ne me revient pas...

Je me lancerais volontiers dans le "je raconte n'importe quoi qui me passe par la tête", mais je vois là qu'il est 7h38, que j'ai encore des dents à laver, un lit à faire, des chaussures à enfiler avant 7h44 ! Allez, je peux me donner jusqu'à 7h 44 minutes et 45 secondes, ça suffira pour que je sois au boulot à 7h45.

A plus tard !

15.01.2012

Affluence

Un succès national est aussi un succès local, forcément : la salle des fêtes était bondée. C'est une expérience assez amusante, ces projections itinérantes. Habituellement, la salle de cinéma est un lieu d'anonymat. Ici, toute la salle est remplie de gens que tu connais (plus ou moins, quand même). Bon, quant au film, ça ne change rien. J'ai donc passé un moment agréable, il ne faut pas s'attendre à une réflexion sociale malgré ce que pourrait en faire croire le sujet, ça reste une bluette, mais c'est très drôle. La confrontation de deux personnalités qui n'ont rien à faire ensemble, ça marche toujours (à une époque, c'était Francis Veber le spécialiste de ce genre de comédie, Les compères, ça date mais ça me fait toujours rire) et les deux comédiens François Cluzet et Omar Sy sont parfaits.

Je vais essayer d'être plus assidue aux séances cinéma du village parce que c'est quand même un sacré privilège que le cinéma vienne à nous, en plus pour 5 euros la séance. Le prochain film programmé, c'est Les neiges du Kilimandjaro. Comme ça, a priori, l'univers de Guédiguian n'entre pas dans mon panthéon imaginaire. Ce qui est d'ailleurs bizarre, puisque y sont en bonne place Marcel Pagnol, Jean Giono, Pierre Magnan, des écrivains de la Provence. Mais ma Provence imaginaire est peut-être plus celle des terres intérieures aux moeurs rudes, celle des villages à la fois glauques et lumineux, que celle des quartiers populaires de Marseille. J'irai donc à la prochaine séance, c'est toujours bon d'aller plus loin que ses a-prioris.

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