29.02.2012
Fantasme réalisé, casquette oubliée
En titre, deux événements qui n'ont aucun rapport entre eux, mais ça sonnait bien. Pour le fantasme, ne vous attendez pas à des révélations sur ma vie sexuelle, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ma maman lit ce blog à l'occasion ;-), et ma fille aussi, d'ailleurs.
Non, mon fantasme était celui que je décrivais ainsi il y a quelques jours : "Ah, le printemps, les vêtements légers, les petites fleurs, peut-être que je ferai mes siestes digestives allongée avec un bouquin dans un pré..." La sieste n'était pas digestive, ni même une sieste d'ailleurs, la tenue légère et les petites fleurs absentes, mais le bouquin dans le pré, oui ! Enfin, c'était un champ si on veut être exact. Un champ à perte de vue, comme un océan. Et moi sur l'île déserte, soit un petit bosquet sauvage perdu au centre de la zone agricole. Je me suis installée, j'ai sorti ma petite liseuse. J'ai poursuivi ma lecture d'un ouvrage téléchargé au hasard de ma recherche de livres pas cher, ça s'intitule Touriste, c'est écrit par un baroudeur journaliste qui s'appelle Julien Blanc-Gras et qui nous fait voyager avec beaucoup d'humour dans toutes les contrées les plus exotiques, de la Colombie au Mozambique, en passant par Israël, il n'y a pas d'ordre géographique. Et bien, la lecture est distrayante, amusante, dépaysante. Mais dans ma petite contrée pas exotique (pour moi), j'étais bien. Pas envie de renouveler mon passeport et d'arpenter les couloirs d'aéroport. Vive l'air et la lecture !
PS : l'histoire de la casquette, c'est une mission que m'avait confiée mon mari, lui rapporter la casquette qu'il avait oubliée il y a deux jours lors d'une réunion militante dans la petite ville, puisque je m'y rendais à l'occasion d'un rafraîchissement capillaire. Ben j'ai oublié moi aussi...
18:07 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.02.2012
Les anti-vacances
Ben oui, tant qu'à prendre un virage, autant le prendre à fond. C'est pourquoi, alors que toutes mes ex-collègues de mon ancien métier profitent enfin de leur temps libre, je réduis le mien en travaillant plus d'heures que d'habitude. A contrario de mon passé scolaire, donc.
Mais avant que vous n'ayez le moindre réflexe de compassion, écoutez-bien :
1) J'ai plein de temps pour m'occuper de mes affaires domestiques. Aujourd'hui, par exemple, j'ai fini à 10 h, et je reprends seulement à 15h15.
2) J'ai plein de temps pour me détendre et m'offrir les petits plaisirs habituels (promenade, lecture, émission de jeu télévisé, sieste, bain... Merdria, on croirait un programme de maison de retraite !)
3) Je ne suis pas épuisée nerveusement par le travail, puisque la clientèle n'afflue jamais en masse, et puisque, surtout, des laitues, des lessives, des fromages, des croquettes pour chien (etc, évidemment) ça ne crie pas, ça ne s'agite pas, ça n'a pas besoin d'être cadré ni occupé intelligemment. Un point commun avec mon métier d'avant : je surveille. Je surveille DES DATES ! Je peux partir faire une autre tâche, elles ne risquent guère de faire des bêtises ou de se faire mal ! Bref, ça mobilise une énergie plan-plan, si je puis dire. Ne croyez pas que je fais rien d'autre qu'attendre que le temps et le challand passe ! Je range, je lave, je balaie, j'aspire... Mais malgré cela, c'est mille fois moins fatigant que le boulot d'instit, puisque la fatigue nerveuse a complètement disparue.
4) Je suis encore suffisamment novice dans le métier d'employé polyvalent d'épicerie pour avoir l'impression de jouer à la marchande. Donc, je m'amuse en travaillant.
Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui les ont bien méritées !
12:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.02.2012
Allez, écrivons.
Mes micro-événements :
- Le livre qui ne m'a pas emballée, c'est La Délicatesse, d'ailleurs je ne l'ai même pas terminé. En fait, peut-être que je l'aurais plus apprécié s'il n'avait pas eu autant de succès. C'est un peu comme quand vous allez voir un film dont on vous a vanté partout en long et en large les mérites, vous finissez par en attendre trop et vous êtes invariablement déçu. Je ne suis pas contre les romans du type de celui de Foenkinos, la preuve : je suis en train d'en lire un sur ma liseuse, qui s'intitule Un mariage bien compromis. Mais au moins, c'est un roman qui affiche son statut de "je ne suis pas un chef d'oeuvre", il s'inscrit dans une collection qui s'appelle "Les romanesques", et il ne coûte que quelques centimes.
- J'ai eu encore à assumer un renoncement : la possibilité de déménager dans une des plus belles maisons de mon village. Elle se retrouve libre à la location et ses propriétaires nous ont contactés pour nous la proposer. Le prix annoncé est tout à fait correct au regard de la qualité de la maison dans laquelle je suis déjà entrée l'année dernière (720 euros pour 200 m2 entièrement rénovés avec goût, une cour close, un immense jardin ). J'ai rêvé cinq minutes, puis j'ai fait le tour de mon budget, et j'ai dû répondre non (tout cela en accord avec mon mari, bien sûr). Tant pis.
- Je m'apprête à travailler plus que d'habitude cette semaine, puisque je remplace ma patronne tous les après-midis. D'ailleurs, je vois que l'heure tourne et que je dois interrompre mon activité pour me préparer et aller au boulot. Je fais le wek-end complet.
Pas très passionnant, tout ça. Je me demande maintenant comment je faisais l'année dernière pour tirer avec plaisir des petites chroniques de ces petits riens....? Espérons que le désir renaîtra !
07:26 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21.02.2012
Ouais, ben quand même, c'est la belle vie !
C'est la réflexion que je viens de me faire, à l'instant où je suis sortie d'un bon bain relaxant. Car le mardi après-midi, en général, je m'accorde ce petit plaisir de farniente pour compenser l'activité forcenée de ma matinée. Il n'est que 14h15, je vais continuer pendant quelques minutes le visionnage du documentaire que je regarde en replay, cette fois tranquillement installée dans mon lit, dans une chambre toute illuminée par un rayon de soleil presque printanier. Puis je sortirai pour une grande promenade sous le ciel bleu, ah, il commençait à me manquer, celui-là. Enfin, je préparerai l'épreuve écrite que j'ai annoncée à mes élèves du vendredi. C'est la journée dont j'ai rêvé mille fois au cours de mes années surbookées de maîtresse d'école, surtout lorsqu'on venait de passer sept semaines de classe. Bien sûr, il y avait les vacances pour ce genre de journée. Mais elles restaient épisodiques. Aujourd'hui, c'est tous les jours !
Comme vous le voyez, je n'ai pas été tirée au sort pour le dernier procès. Tant mieux, c'était encore une histoire de viol dans laquelle l'accusé niait les faits. Participer à un procès, c'était suffisant pour assouvir ma curiosité du fonctionnement d'une cour d'Assises.
Je n'écris plus guère sur ce blog. J'ai quand même réussi à le faire quotidiennement pendant un an. Mais là, je ne vois plus rien d'intéressant à raconter. J'ai l'impression que je vais passer mon temps dans des redites. Ou alors, il faudrait que je trouve une accroche, un déclencheur d'idées. Tiens, je pourrais essayer chaque jour d'ouvrir le dictionnaire au hasard, et partir du premier mot lu pour produire un texte ? Ou bien choisir la citation du jour dans un site dédié aux citations, et la commenter ? Ou choisir un mot en pointant au hasard dans mon livre de chevet (ou ma liseuse de chevet), et partir en voyage dans mon imaginaire, comme l'explorateur qui choisit une destination en stoppant avec son doigt le globe terrestre après l'avoir fait tourner ? A voir...
Pour finir, je vous informe que j'ai lu deux livres que l'on m'a prêtés ces jours-ci. Un excellent et un bien nul. A vous de deviner quel est l'adjectif qui convient à l'un et l'autre : La ballade de Lila K., de Blandine Le Callet, et La délicatesse, de David Foenkinos.
Ce qui m'empêche d'écrire une histoire, même pour mon plaisir personnel, c'est que je suis sûre que je ferais de la mauvaise littérature, comme l'un des deux livres que je viens de citer. N'empêche que ça rapporte quand même, si on a le bon filon.
Ajout quelques minutes plus tard : par curiosité, j'ai cherché des critiques des deux livres. Je ne trouve que des critiques positives, même pour celui que je n'aime pas. Bon.
Nouvel ajout quelques heures plus tard: Les critiques du Masque et la Plume, l'émission de France Inter, et ben, ils pensent comme moi. Alors. (mais je ne révèle pas tout de suite de quel livre il s'agit, au cas ou d'autres qu'instit voudrait essayer de deviner)
14:43 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16.02.2012
Jury blues
Ce n'est pas le baby-blues, non, mais c'est dans le même genre, en plus léger quand même. Je pense que je vais être encore un petit peu abattue pendant un ou deux jours, jusqu'à ce que j'arrive à rechausser complètement mes souliers habituels, et oublier un peu les personnes qui souffrent concrètement de ce qui a valu un procès d'Assises. Je n'ai pas été retenue pour la deuxième affaire, et je dois y retourner lundi pour un dernier tirage au sort, encore une histoire de viol.
Je reprends le rythme habituel. Le temps est gris et tristounet, ce qui n'aide pas à retrouver de la gaieté. Ah, le printemps, les vêtements légers, les petites fleurs, peut-être que je ferai mes siestes digestives allongée avec un bouquin dans un pré... Allez, fermez les yeux, imaginez l'odeur d'herbe coupée et les bruits de tondeuse, vous sentez une petite brise chaude sur la peau, les oiseaux gazouillent tant qu'ils peuvent. Vive le pouvoir de l'imagination, mais bon, chaque chose en son temps, c'est bien connu.
11:55 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.02.2012
Faites entrer l'accusé
Et oui, c'est la vraie formule que j'ai entendue un certain nombre de fois au cours de ces deux jours. Le tirage au sort m'a désignée comme juré supplémentaire. C'est le remplaçant, prêt à prendre la place au pied levé d'un juré titulaire qui pour une raison ou une autre serait défaillant. Il assiste à tout le procès, tous les débats, mais est confiné dans une salle à part lors des délibérations auxquelles il ne participe pas (sauf si à un moment ou un autre il doit remplacer quelqu'un). J'ai donc passé ces deux jours dans l'enceinte de la cour d'assises, là où le président, les assesseurs et les jurés se placent, en hauteur et face à tout le monde, à écouter attentivement les uns et les autres (témoins, experts, accusé, plaignant, juge, avocats), mais je n'ai pas eu à assumer la responsabilité du jugement. C'est une expérience forte, impossible d'être indifférent et de ressortir comme si de rien n'était. Demain, nouveau procès, nouveau tirage au sort...
Du coup, le reste de ma vie est un peu en suspens. Je suis accueillie par mes parents, car les horaires (ce soir, on a fini à 21h30) et la météo (et oui, il neige !) rendent compliquée la route quotidienne depuis mon petit patelin. J'ai "piqué" l'ordinateur de ma maman qui s'est absentée ce soir. J'en profite pour signaler aux généreux donateurs qui ont participé à son achat qu'il est vraiment très bien !
Je suis un peu hors du temps, très occupée (voire préoccupée) par ma fonction provisoire de juré. C'est une drôle de sensation, comme si le reste du monde n'existait pas pendant ce temps-là. Une parenthèse extraordinaire dans la vie ordinaire. Un peu comme un voyage. Mais pas au paradis ! Plutôt dans l'enfer que vivent d'autres humains.
Sur ce, je vais essayer de me détendre, en lisant tranquillement avec ma petite liseuse qui maintenant me suit partout.
22:16 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.02.2012
Un peu de stress et d'autres choses
Depuis hier, déjà. J'ai laissé le chien diriger la promenade, espérant évacuer dans la marche cette tension insidieuse qui me parasitait. Elle a deux causes : d'une part évidemment la conscience de la responsabilité de la fonction de juré d'assises, même si on n'est pas le seul à décider, heureusement, et d'autre part l'incertitude sur le tirage au sort. Je trouve que c'est encore plus pénible de stresser pour une tâche qu'on n'accomplira peut-être pas, on ne peut pas complètement s'y préparer. Bon, tout ça ne m'a pas empêché de dormir.
Si Béa passe par là : bonne fête ! Je pourrais aussi presque souhaiter sa fête à mon mari, puisque c'est le prénom qui lui était destiné s'il était né fille, hi hi. C'est un prénom pas si répandu que ça, finalement. En célébrités, à part Béatrice Schönberg et Béatrice Dalle, je n'en vois guère d'autres. Mais pour moi, il n'y en a qu'une qui compte !
Bon, l'heure avance et je n'ai pas trop de temps à perdre... Bonne journée à tous !
06:38 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.02.2012
Le tarot du samedi
C'est une envie qui m'a prise récemment : jouer au tarot. J'ai donc réquisitionné mes deux seuls partenaires disponibles, mon mari et mon fils, qui n'ont pas pu refuser la première fois, puisque je sortais de l'épisode grippal, et que j'ai fait valoir à ce moment-là qu'il fallait m'aider à compenser le fait de ne pas pouvoir sortir. Oui, des fois, je suis opportuniste ;-)
On a recommencé hier soir, et personne n'a refusé, c'est comme si on avait déjà instauré un petit rituel de fin de semaine dans la maison. En fait, je ne suis pas fana de tarot, et au bout de trois parties, j'en ai marre. Mais ce temps de vie nécessaire aux trois parties (une bonne demi-heure, je pense) est précieux. Durant l'après-midi, on a tous les trois vaqué à nos occupations, ainsi que cela se fait dans le monde d'aujourd'hui : chacun dans sa pièce et devant son écran. Alors, ce moment où l'on se réunit juste pour jouer, c'est bien. Parce que comme on joue, on évacue les discours parasites, toujours un peu les mêmes qui sortent à table (moment de temps familial aussi) : avec un ado de 17 ans, ça tourne beaucoup autour de l'investissement dans les études, du bac et de l'orientation. Bref, souvent, ça tourne en boucle, et souvent ça aboutit à un clash. Ben là, non, nous devenons trois joueurs de tarot à égalité, avec des stratégies aussi intelligentes ou cruchonnes à 17 ans qu'à 46 ans. Et on ne fait que jouer et parler du jeu. C'est le grand avantage du tarot, le côté débriefing après chaque partie. C'est un moment court, mais calme et apaisé. Et je crois vraiment que tout le monde y prend du plaisir. Je suis très fière de moi d'avoir eu cette idée !
08:21 Publié dans famille, le goût du rien ou pas grand chose, le temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.02.2012
Première journée
Je peux encore en parler, puisque les procès n'ont pas commencé. La journée de vendredi s'est déroulée en partie au palais de justice, pour une information sur le fonctionnement d'une cour d'assises, et en partie à la prison, pour une visite. Le plus bizarre au départ, c'est de se retrouver dans une assemblée de 50 personnes toutes missionnées pour la même chose et qui vont peut-être devoir échanger des opinions, mais qui n'ont a priori aucun intérêt en commun. On est tous là par hasard (principe d'un tirage au sort). Habituellement, quand on se retrouve dans une assemblée, c'est avec des gens qui ont des points de convergence avec nous : on aime tous le même artiste quand on se retrouve dans un concert, on fait le même métier quand on est rassemblés pour une formation, on a des valeurs communes quand on participe à une manifestation, etc... Mais déjà au bout d'une journée, on a partagé des moments pas anodins, ne serait-ce que la visite de la prison. C'est une bonne manière de nous faire prendre conscience de notre rôle : au nom de la société, on va juger de la culpabilité ou non d'une personne, et si oui, on va punir, avec les moyens que nous permet cette société. En l'occurrence, l'enfermement et la promiscuité (parce que les minuscules cellules sont rarement individuelles, il peut y avoir jusqu'à trois personnes) et la privation de liberté, la soumission à une autorité toute puissante.
Aujourd'hui, rien n'a vraiment commencé, je reste à la fois inquiète et curieuse pour la suite des événements si le tirage au sort des prochains jours me désigne comme juré (en gros, une chance sur quatre). Voilà les dernières nouvelles, et là, il faut que je m'active : c'est l'heure d'aller au boulot ! Bonne journée !
07:27 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.02.2012
Semaine inconnue
Rupture à venir dans la routine quotidienne : à partir de demain, je me rends dans la grande ville pour participer si besoin aux procès d'assises en tant que juré du 10 au 22 février. Expérience inédite, et contrainte qui m'empêche de programmer quoi que ce soit au cours de cette période. Je vais donc prendre les moments un par un : tirée au sort et retenue, je devrai investir toute mon intelligence et mes capacités d'écoute, ce sera donc un vrai boulot. Pas tirée au sort ou récusée, je profiterai de mes instants libres pour aller voir ma famille, visiter les musées, aller au cinéma...En tout cas, à l'heure actuelle, je suis assez curieuse de voir comment les choses vont se passer. C'est l'inconnu devant moi, là.
En attendant, ce matin, c'est la petite routine : jour du poisson, jour d'arrivée des légumes, jour de nettoyage de la boulangerie, ce sont les trois tâches du jeudi, qui s'ajoutent aux tâches quotidiennes. C'est que c'est bien organisé, un magasin ! Ensuite, vers 10h45, je rentre, je promène le chien. Quelques tâches ménagères, du repos, un petit tour dans la toute petite ville pour porter des chèques en tant que trésorière d'une association, peut-être encore une promenade avec le chien... Bref, encore un jour à savourer ! Ah tiens, ça me fait penser que je devais disserter sur les vertus de l'oisiveté ! Malheureusement, n'étant pas oisive à 100%, je n'ai plus le temps du tout, là, le poisson, les légumes et la farine m'attendent ! Je repasserai tout à l'heure !
Bonne journée aux lecteurs du jour !
07:40 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


