12.02.2012

Le tarot du samedi

C'est une envie qui m'a prise récemment : jouer au tarot. J'ai donc réquisitionné mes deux seuls partenaires disponibles, mon mari et mon fils, qui n'ont pas pu refuser la première fois, puisque je sortais de l'épisode grippal, et que j'ai fait valoir à  ce moment-là qu'il fallait m'aider à compenser le fait de ne pas pouvoir sortir. Oui, des fois, je suis opportuniste ;-)

On a recommencé hier soir, et personne n'a refusé, c'est comme si on avait déjà instauré un petit rituel de fin de semaine dans la maison. En fait, je ne suis pas fana de tarot, et au bout de trois parties, j'en ai marre. Mais ce temps de vie nécessaire aux trois parties (une bonne demi-heure, je pense) est précieux. Durant l'après-midi, on a tous les trois vaqué à nos occupations, ainsi que cela se fait dans le monde d'aujourd'hui : chacun dans sa pièce et devant son écran. Alors, ce moment où l'on se réunit juste pour jouer, c'est bien. Parce que comme on joue, on évacue les discours parasites, toujours un peu les mêmes qui sortent à table (moment de temps familial aussi) : avec un ado de 17 ans, ça tourne beaucoup autour de l'investissement dans les études, du bac et de l'orientation. Bref, souvent, ça tourne en boucle, et souvent ça aboutit à un clash. Ben là, non, nous devenons trois joueurs de tarot à égalité, avec des stratégies aussi intelligentes ou cruchonnes à 17 ans qu'à 46 ans. Et on ne fait que jouer et parler du jeu. C'est le grand avantage du tarot, le côté débriefing après chaque partie. C'est un moment court, mais calme et apaisé. Et je crois vraiment que tout le monde y prend du plaisir. Je suis très fière de moi d'avoir eu cette idée !

09.01.2012

L'art des pauses

Je crois bien que c'est ce que j'ai gagné dans ma nouvelle vie du moment : l'alternance tranquille pause-activité. Mais c'est tout un art. De la même façon que trop d'activité tue l'activité, trop de pause tue la pause. C'est comme en musique : une pause dure une mesure complète, mais pas plus ! Pour filer la métaphore, disons que je suis passée de l'époque des soupirs, voire trente-deuxièmes de soupir, à celle des pauses.

Je travaille à l'épicerie hop, au retour pause café. Je sors le chien, hop, pause blog. Je fais le ménage, hop pause émission de télé. Je prépare quelques courriers que je poste aussitôt. Hop, pause lecture. Et ainsi de suite.

Si un jour, ça devait changer, et bien ça changera. Je suis capable de danser sur plusieurs styles de musique (bon, là, on n'est vraiment que dans la métaphore, y a que ceux qui ne m'ont jamais vue danser pour de vrai qui pourraient prendre la phrase au premier degré !).

Bonne journée, et swinguez-bien !

25.07.2011

Pétanque

Jouer comme des enfants super civilisés. C'est un vrai plaisir : le goût du jeu de l'enfance avec la maturité coopérative de l'âge adulte.

Après-midi pétanque avec nos amis de l'été, ceux avec qui on se retrouve de façon presque ritualisée maintenant une fois par an. Jusque là, c'était repas et débats divers et variés, je pense qu'on va désormais ajouter "partie de pétanque" au plaisir de nos retrouvailles annuelles. J'aime ces rencontres simples que le temps enrichit. Parmi ce petit groupe, certains se connaissent depuis l'enfance. Moi j'aime les voir chaque année identiques à eux-mêmes et cependant un peu changés, enrichis des expériences de l'année, les cheveux un peu plus blancs, les rides un peu plus marquées... Bon, les changements ne sont pas si nets, surtout pour les dames qui savent habilement cacher les outrages du temps. Là où ils sont le plus visibles, c'est dans le visage de nos adolescents... Avoir des enfants, c'est à la fois source de jeunesse et prise de conscience du temps qui passe. On ne peut pas tricher.

Moi j'aime bien le temps qui passe. J'aime voir mes enfants passer par les chemins que j'ai explorés et inventer leur parcours inédit. Tout se ressemble et pourtant rien n'est pareil. J'aime bien le mouvement perpétuel de la vie, le fait que chaque instant est une modification de l'instant d'avant. Mais c'est tellement subtil qu'on peut croire que les choses sont immuables. Comme tous les ans, nous retrouvons nos amis, nous abordons les mêmes thèmes de discussion, rien ne semble avoir changé. Et pourtant, nous n'avons aujourd'hui certainement plus la même tête que lors de la rencontre de l'année de nos 30 ans... Mais celle-ci a changé sans que nous n'y prenions garde, d'un millième de seconde à un autre millième de seconde...

En fait, je crois que j'aime vieillir !